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Depuis lundi, nous sommes entrés en phase de déconfinement. Les entreprises, après avoir gérer la période de confinement, ont dû mettre en place les mesures permettant d’accueillir, dans les meilleures conditions de sécurité, leurs salariés. Les directeurs sécurité-sûreté, avant et après le 11 mai, ont été en première ligne. L’Agora des directeurs sécurité-sûreté a sondé ses 450 membres pour leur demander comment ils se sont préparés à la fin du confinement.

Renforcement des mesures de sécurité

Ainsi 74 % des acteurs concernés, ayant répondu au sondage, ont renforcé leurs mesures de sécurité, via un accroissement des procédures de sécurité/sûreté, dans 92 % des cas, et une augmentation

du nombre d’agents de sécurité dans 36 % des cas. 75 % ont modifié la configuration des espaces, comme la fermeture de certains accueils au public et le réaménagement de ceux restés ouverts, avec, parfois, l’instauration d’un filtrage incluant parfois l’utilisation de moyen technologiques supplémentaires. Des hygiaphones ont de nouveau été mis en place, notamment dans les PC de sécurité. Par ailleurs, 92 % des répondants ont mis en oeuvre des process particuliers, comme le décalage de prises de postes, de façon à limiter les contacts, le report d'opérations non urgentes dans les centres hospitaliers, l’accueil limité et individualisé de clients avec le respect des distances pour les banques… Certains ont instauré la prise de température, de façon manuelle ou via des caméras thermographiques.

« Toutes les grandes entreprises planchent sur le sujet et se demandent quelles mesures mettre en place, pour le 11 mai : Qui revient ? Sur quels critères ? Quelle sera la répartition des équipes ? Comment ne pas discriminer ? Comment poursuivre le télétravail ? Quelles préconisations pour les trajets des collaborateurs retournant au bureau ? Pourrons-nous prendre les transports en commun en toute quiétude, ou bien devrons-nous privilégier les transports individuels, lorsque cela est possible ? Quelles seront les aides octroyées par l’entreprise ? Attendons-nous à un déconfinement très difficile … Les extrêmes haranguent les foules numériques et se préparent à battre le vrai pavé… Ce, dès le premier samedi suivant le déconfinement ! », prévient Laurent Allais, responsable du département sûreté-sécurité-prévention du LCL et président du Club Agora des Directeurs sécurité-sûreté de Paris. Avant d’ajouter « tous ceux qui peuvent poursuivre en télétravail doivent le faire ». Car s’il est indéniable qu’il y a urgence à relancer l’économie, il est également prioritaire de « travailler en toute sécurité, la nôtre et celle des autres ». Et pour ce faire, il est indispensable de prendre en compte les risques sanitaires, qui pourraient rester élevés, lors du déconfinement.

Des risques sanitaires à prendre en compte lors de la réouverture des sites

Si l'OMS comme la France recommandent de maintenir, a minima, un mètre de distance, pour éviter la propagation du virus, la distance préconisée, chez les monégasques, en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas, est de 1,5 mètre. Pour d’autres pays comme l’Italie, l’Espagne et les Etats- Unis, elle atteint 2 mètres… Pour Laurent Allais, il semble que « ce soit vraiment plus prudent de respecter ces 2 mètres ». La mise en place de protections plexiglass est même, selon lui, fortement conseillée.

Cependant, respecter ces règles de distanciation nécessite de repenser l’espace, au travail. Cela signifie, tout d’abord, que les bureaux devront être espacés ; ce qui implique, inévitablement, moins de postes par site.

Pour David Toubalem, chef de service Sûreté de la Bibliothèque Nationale de France et vice-président du Club : « Aucune circonstance ne sera anodine, lors de la reprise ». Par exemple, concernant les ascenseurs, tout particulièrement pour les immeubles de grande hauteur, « la situation est effectivement très complexe. Actuellement, les personnes, peu nombreuses, se retournent toutes vers la paroi par automatisme. Et si certains ascenseurs, en temps normal, peuvent accueillir plusieurs dizaines de personnes, comment gérerons-nous cette conjoncture, demain. Quel sera le nombre maximal autorisé ? », s’interroge-t-il.

En ce qui concerne la gestion des restaurants d’entreprises ou inter-entreprises, Laurent Allais souligne que « la gestion sera très différente, selon qu’ils accueillent, habituellement, 200 ou 5.000 personnes. Certains pourront ouvrir, moyennant un certain aménagement, d’autres ne le pourront sans doute pas. »

Autre grosse problématique : la gestion des files d’attentes. Pour David Toubalem, « les files d’attente, dans les espaces publics, sont exponentielles. Accueillir du public, en nombre, sera un sujet délicat car les files d’attentes extérieures ne sont pas conseillées avec la posture Vigipirate. Devons-nous tendre vers une automatisation de l’ouverture des portes, plutôt que de garder des poignées ? Devons-nous intensifier la mise à disposition de gel hydroalcoolique ? Devons-nous mettre en place un fléchage indiquant le sens de la marche ? Et surtout, comment reprendre les expositions, les spectacles, les colloques, tout en s’assurant du respect des distances de sécurité et des gestes barrières ? Nous attendons des lignes directrices plus précises pour commencer à mettre en place des procédures… En outre, le calcul des jauges des espaces pourrait être revu, dès que le cadre réglementaire et les directives seront actés. »

Même réflexion du côté de Jacques Kerdoncuff, officier de sécurité, responsable Sécurité des personnes et des biens du Groupe Société Générale, membre du comité de pilotage du Club :  « Je suis très réservé quant à la réintégration d’envergure des immeubles avant l’été, et reste en attente de règles plus précises, émanant de l’Etat. La reprise amènerait de nombreux aménagements administratifs, comme modifier le règlement intérieur, mais également le document unique d’évaluation des risques (DUER), en imposant, par exemple, le port du masque. Par ailleurs, quelles régions seront déconfinées en premier, quels métiers ? Allons-nous mettre en place un roulement d’équipes ? Nous sommes également dépendants d’acteurs locaux. Pour ce qui concerne la Défense, il sera important de bien dimensionner et planifier les moyens de transport, et veiller à la réouverture de la restauration dans un respect strict des règles sanitaires et de distanciation. Or, sans règles précises, prédéfinies, il nous est difficile de programmer mi-avril un quelconque plan de reprise d’activité. Notre cellule de crise et de Continuité d’activité travaille, néanmoins, à identifier les métiers qui devront prioritairement retourner sur le lieu de travail, à partir du 11 mai. Nous pourrons alors déterminer le pourcentage de collaborateurs pouvant intégrer les locaux, tout en limitant, au maximum, les risques sanitaires. »

Actualiser les plans de prévention

Depuis l’annonce de la date du déconfinement, les directeurs sécurité-sûreté réfléchissent au plan de reprise d’activité le plus adéquat à mettre en place, en anticipant tout risque sanitaire éventuel lié au retour des salariés.

Pour Laurent Allais, « il semble, dès à présent, raisonnable d’actualiser nos plans de prévention. Certains proposent d’adjoindre une annexe aux plans existants ; cela parait une idée intéressante. »

En dehors des gestes barrières et autres mesures à déployer, devons-nous être favorables aux dispositifs électroniques actuellement proposés, comme le tracing, la prise de température ? Est-ce légal ? Est-ce le rôle des agents de sécurité ? Est-ce éthique ? Autant de nouvelles questions, sans réponse, à l’heure actuelle, mais juste à l’étude… « Il est certain que toutes les mesures et réorganisations feront l’objet d’échanges préalables avec les organisations syndicales », précise le Président du Club Agora Sécurité-Sûreté de Paris, qui prévient « nous devons être attentifs et vigilants, car les mesures que nous mettrons en place auront des conséquences fort impactantes. Aussi, les dispositifs proposés doivent être analysés avec beaucoup de discernement. C’est un sujet que nous aborderons lors de notre prochaine visioconférence dédiée aux questions juridiques. »

En outre, selon Laurent Allais, il est certain que cette période de crise nous invite à réfléchir sur l’organisation de la société, demain : « Comment les open-spaces vont il survivre au Covid ? Plus largement, comment vont évoluer les politiques de gestion de nos surfaces et de nos patrimoines ? Comment les politiques de développement durable vont elle se confronter à ces nouvelles organisations ? Nous prônions l’utilisation des transport en commun, voici tout juste un mois ; quelles seront nos préconisations, mi-mai, concernant les salariés qui reviendront au bureau ? »

Quant à Jacques Kerdoncuff, « l’impact économique de cette crise sanitaire sera violent. A cela va s’ajouter une réflexion quant à la sécurité informatique ; les experts insistent, nous sommes sous la menace croissante de cyber attaques ou fraudes via Internet. Le virus sanitaire ne doit surtout pas donner naissance, par négligence ou précipitation, à un virus informatique qui aggraverait encore plus la crise économique ! »

© Getty Images

 

La station Châtelet du métro parisien va être équipée de 6 caméras pendant trois mois (puis 12 à terme) afin de vérifier, à titre expérimental, que les voyageurs transitant par la station portent bien leur masque. Et ce grâce à un logiciel de reconnaissance automatique qui permettra, explique la RATP, de disposer, en temps réel, d’une estimation du nombre de voyageurs qui respectent les consignes sanitaires. Cet outil ne sera pas utilisé à des fins de verbalisation et ses données, anonymes, ne seront pas stockées. Le test a d’ailleurs été signalé à la Cnil et les voyageurs seront informés de la présence des caméras par des messages sur les panneaux d’affichage.

Testé à Cannes

Ce système est géré par la société française Datakalab et a déjà été testé par la Mairie de Cannes où, depuis le 23 avril, les marchés Gambetta, Forville et La Bocca de la ville sont équipés de l’outil développé par le Français. Il s’agit algorithme qui permet de détecter les personnes qui portent ou non un masque dans l’espace public à l’aide de petites caméras et de mini ordinateurs qui traitent les images en local. Cette technologie totalement RGPD (donc sans surveillance individuelle) transforme les images en data en 100 ms. Aucune image n’est stockée ou diffusée, ce qui garantit la protection des données personnelles. Elle permet d’obtenir en temps réel le nombre exact et le pourcentage de personnes masquées ou non dans les 3 marchés de la ville. Grace à un système d’alerte, un sms ou un email est envoyé aux employés municipaux chargés de la sécurité du lieu pour les informer de l’évolution du port de masque tout au long de la journée. Un tableau de bord électronique informe le personnel de la ville, jour après jour, de l’évolution du port du masque.

« Cette technologie 100 % française respecte totalement les normes RGPD. Ce qui prouve qu’on peut utiliser de grands moyens pour garantir la sécurité sanitaire tout en protégeant les données personnelles, insiste Xavier Fischer, président directeur général de Datakalab. Les images sont traitées en local en 100 ms et on ne stocke aucune image. Cette technologie est simple et déployable partout, dans l'espace public, les hôpitaux, les transports, les gares, les aéroports, les centres commerciaux ou les stades. Nous avons l’ambition de développer une technologie française: être à la pointe de la recherche et avant tout, être en phase avec les valeurs qui fondent l’identité française et notre éthique de respect des individus. »

 

Dans le cadre de son travail de R&D et pour lutter contre le Covid-19, Delta Drone cherche à concevoir des solutions pour contribuer efficacement à la lutte contre la pandémie actuelle de Covid-19, grâce à des systèmes à base de drones pérennes et utilisables dans des contextes de crise ou pour des opérations de prévention, et cela en toute sécurité pour les personnes et les biens. Ce travail de R&D s’appuie sur les technologies déjà commercialisées par Delta Drone et développées de manière conjointe avec Geodis sous forme de solutions professionnelles. Ainsi, la nouvelle solution SafeSprayBot, qui devrait être commercialisée prochainement, est conçue pour décontaminer et désinfecter tout milieu « indoor », tels des entrepôts, des usines, des enceintes industrielles ainsi que des bureaux et commerces. SafeSprayBot combine la technologie déjà développée pour les inventaires en entrepôt et le savoir-faire de la société suisse Aero41 en matière de pulvérisation de haute précision.

Le système est composé en premier lieu d’un robot roulant intelligent dont la mémoire a préalablement cartographié et enregistré tous les parcours possibles à l’intérieur du site. Le robot est ensuite capable d’effectuer ces trajectoires de manière totalement autonome, sans intervention humaine, avec une autonomie de batterie de plusieurs heures.

En second lieu, le robot est solidaire d’un bâti qui supporte également, outre les équipements IT nécessaires au pilotage global et au contrôle permanent du système (IHM – Interface Homme Machine), un mât articulé dont la hauteur est réglable en fonction du site, équipé d’un ensemble de buses de pulvérisation de haute précision, issues de la technologie Aero41, assurant une diffusion régulée et multi directionnelle des produits décontaminants et désinfectants. Le bâti intègre également un réservoir de plusieurs dizaines de litres de capacité relié aux buses. En dernier lieu, l’élément déterminant, indispensable pour assurer la bonne tenue du mât lors des déplacements, est un drone dont la fonction est de stabiliser le mât et lui donner ainsi toute sa précision.

La conception originale du système permet d’intervenir de manière autonome dans un espace clos à différentes hauteurs, sans risque d’incident lié aux structures du bâtiment (poutres, ponts roulants, passerelles, éclairages, etc.), en assurant une sécurité maximale pour les personnes et les biens. La solution SafeSprayBot est conçue pour une mise en service très simple : une formation de quelques jours des opérateurs (une personne pour superviser le système en fonctionnement) et la cartographie du site réalisée une fois pour toute par une équipe spécialisée de Delta Drone suffisent à installer l’équipement puis à l’opérer aussi fréquemment que nécessaire.

 

Comment éviter une deuxième vague de contamination au Covid-19 depuis le déconfinement ? Pour les hôpitaux, les plateformes logistiques, les centres commerciaux, les bâtiments publics, les immeubles de bureaux ou les écoles, tout l'enjeu est d'identifier rapidement les personnes malades pour éviter la propagation du virus. Or les professionnels de santé sont unanimes : il est inutile de tester chaque personne. Tout simplement parce qu'une personne peut être négative un jour, mais positive le lendemain... Le mieux est alors de prendre la température chaque jour, dans la mesure où la fièvre est un des symptômes les plus courants du coronavirus.

Groupe Procedo a conçu une solution de dépistage de fièvre avec les caméras thermiques corporelles qui permettent une prise de température à distance comprise entre 1,5 et 5 mètres pour des résultats précis à +/- 0,5°C pour un contrôle en toute sécurité.

Au-delà des obligations légales, le thermomètre frontal n'est pas opérationnel pour gérer le déconfinement pour plusieurs raisons. D'abord, la prise de température est assez lente (1 à 5 secondes), ce qui ne permet pas de gérer une grande quantité de personnes (12/minute vs 60/minute avec une caméra thermographique portative). A contrario, la caméra thermographique est plus simple à utiliser :

  • Mesure rapide de la température des personnes (en temps réel) ;
  • Assure une distance entre l’opérateur et les personnes testées, évitant tout contact physique non nécessaire ;
  • Gestion des flux de personnes en mouvement rapide et est donc nettement plus efficace ;
  • Facile à interpréter : il suffit de lire la valeur maximale indiquée sur l’écran ;
  • Capable de détecter automatiquement le port du masque obligatoire ;
  • Peut s'intégrer avec un PC / Téléphone comme solution flexible (fonction wi-fi)
 

VMS. Salon virtuel de Genetec


Publié le 13 mai 2020 08:01:00


Après le succès de Connect'DX, son salon virtuel, Genetec prévoit un événement similaire à l'automne. Par ailleurs, le spécialiste canadien des VMS intensifie ses formations, rendant immédiatement disponible en ligne l'ensemble de son programme technique, y compris les sessions animées par des formateurs, les formations sur mesure et les cours en auto-formation. Genetec annonce également réduire significativement sa présence aux événements, conférences et conventions physiques pour le reste de l'année.

Plus de 8 200 professionnels du secteur, partout dans le monde, se sont inscrits à Connect'DX. Chacun des 4 750 participants à l'événement y a passé 9 heures en moyenne, assistant à des tables rondes d'experts, des sessions de formation et des démonstrations de produits, et visitant les stands des partenaires - représentant ainsi un total de 20 057 présentations vues uniques et 22 246 visites de stand. Plus de 40 heures de contenus Connect'DX sont désormais disponibles à la demande depuis la page d'inscription pour les personnes déjà inscrites, et depuis la page d'inscription post-événement pour les nouveaux.

Fort du succès de son premier événement virtuel, Genetec prévoit donc d'organiser un autre Connect'DX à l'automne. Ce rassemblement sur invitation ciblera les partenaires, les consultants et les utilisateurs finaux. La société annonce également un podcast bi-mensuel qui s'intéressera aux défis quotidiens de la gestion et de l'amélioration de la sécurité, des opérations et de la business intelligence, avec un regard pratique sur les solutions et les meilleures pratiques du monde réel. De plus amples informations sur ces deux initiatives suivront dans les semaines à venir.

« C'est une réelle occasion pour nous de réévaluer notre modèle d'événements physiques et de penser de manière non traditionnelle, soulugne Andrew Elvish, vice-président marketing chez Genetec. À l'avenir, nous mettrons l'accent sur nos propres événements physiques comme notre série Connect et, à court terme, nous nous concentrerons sur les expériences digitales qui offrent un niveau élevé d'engagement sans avoir à se déplacer. Les commentaires extrêmement positifs que nous avons reçus de tous ceux qui ont participé à notre première expérience digitale, Connect'DX, démontrent clairement que le secteur de la sécurité physique est prêt à adopter de nouvelles façons de se connecter, de travailler en réseau et d'apprendre. »

Formations et certifications en ligne

Par ailleurs, Genetec met en ligne l'intégralité de son programme de formation et de ses cours animés par un formateur, en tirant parti des dernières technologies d'apprentissage. Au cours des six dernières semaines, l'équipe de formation de Genetec a déjà formé à distance plus de 900 professionnels et intensifie aujourd'hui son programme avec des formations en direct dans tous les fuseaux horaires, ainsi que des options d'auto-formation pour avancer à son propre rythme. Des formations sur mesure sont désormais également disponibles en ligne avec un formateur dédié.