Toute l’actualité de la Sécurité et de la Sûreté

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Stéphane Volant, le président du Club des directeurs de sécurité et de sûreté des entreprises (CDSE) a bien voulu répondre aux questions de PSM pour tirer les leçons de la pandémie du Coronavirus et du confinement. Tant du point de vue des directeurs sûreté des entreprises qu’en matière de souveraineté technologique. Extraits.

  • On a beaucoup parler de souveraineté numérique ces dernières semaines. La France dispose-t-elle des moyens de cette souveraineté ?

Je tiens à dire en préambule que je partage l’idée d’Alain Bauer selon laquelle la prochaine pandémie sera probablement digitale. Or, en matière de souveraineté numérique, la France et même l’Europe sont des naines ! Depuis des années, on nous dit que l’on va y arriver, que c’est pour bientôt… alors que dans les faits, tous les organismes économiques et les entreprises ont organisé, pendant cette crise, des visioconférences et des partages de documents avec des applications numériques qui mettaient directement en copie Pékin, Moscou ou Washington ! La France ne dispose pas d’applis d’échange ou de stockage de documents véritablement souveraines. Comment expliquez- vous que les OIV (opérateur d'importance vitale), les OSE (opérateur de service essentiel), stockent chez Google, Amazon et consorts une partie de leurs données ! Rappelons que le gouvernement français vient par exemple de prendre la décision d'héberger les informations de santé de millions de Français sur les serveurs de l'américain Microsoft. C’est édifiant ! On marche sur la tête !

  • Que faire pour reconquérir cette souveraineté numérique ?

Il faudrait d’abord définir ce qu’est une solution souveraine, c’est-à-dire que ses utilisateurs et les contenus qu’ils y déposent échappent au caractère extraterritorial du Cloud Act. Il faudrait ainsi définir les critères exhaustifs que doivent remplir les applications souveraines : nationalité du dirigeant, du capital, lieu de stockage des données… Puis calculer le coût de cette souveraineté qui, un peu comme une assurance- vie, serait soutenue par des crédits d’impôts… Par ailleurs, ces applications devront être ergonomiques, conviviales, simples d’utilisation. Enfin, je ne trouverai pas choquant qu’on impose aux services de l’État, aux OIV et aux OSE d’employer ces applications souveraines même si je mesure combien elles regrettent, faute de pouvoir les acquérir en France ou en Europe, d’avoir à recourir à des solutions étrangères. Je pense aussi qu’il faut faire confiance aux PME/PMI françaises qui innovent et sont capables de développer les solutions souveraines concurrentielles. Dans le plan de relance, il faudrait trouver les moyens de les y encourager… Nous n’avons plus d’excuses à faire valoir ! Nous avons pendant deux mois été tributaires de puissances étrangères et d’outils étrangers. Je me répète : c’est anormal et scandaleux ! Pour faire cesser ce scandale, le CDSE siège au sein des instances du Comité de filière des industries de sécurité et, sans flagornerie, je connais les efforts et apprécient les encouragements du ministère de l’Économie ou de l’Anssi, mais le temps passe et chaque jour nous rapproche d’un colaps numérique aux conséquences incalculables sur notre économie et sur la vie des Français.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans PSM 260 (juillet-août 2020)

 

Incendie. Groupe Gorgé se sépare de Van Dam


Publié le 22 juil. 2020 10:54:12


Groupe Gorgé va céder sa filiale Van Dam, spécialiste des solutions de lutte contre le feu pour les environnements extrêmes comme l’industrie pétrolière, au Néerlandais InterDam. L’année dernière, Van Dam, acquise par Groupe Gorgé en 2012, a réalisé un chiffre d’affaires de 11,3 millions d’euros.

Basé aux Pays Bas, InterDam, quant à elle, est un des principaux concurrents de Van Dam. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 20,7 millions d’euros en 2019. A l’issue de ce rapprochement, Groupe Gorgé restera actionnaire minoritaire du nouvel ensemble et détiendra 15 % du capital.

Le groupe issu de ce rapprochement, nommé InterDam, deviendra un des leaders mondiaux sur son marché des murs, portes et fenêtres résistants au feu et aux explosions pour les personnes et des équipements en environnements extrêmes. L'intégration des deux sociétés sera achevée d'ici la fin de l’année, sous la direction de Fraser Weir, directeur général.

Avec cette opération, Groupe Gorgé finit de se désengager du marché de « l’Oil & Gas » et poursuit le recentrage sur ses activités stratégiques initié en 2019 avec la cession du groupe Cimlec, d’AI Group et de 30 % du capital de l’activité Protection Incendie France à son management.

 

Drones. Partenariat entre Parrot et WISeKey


Publié le 22 juil. 2020 10:43:00


Il y a 15 jours, nous annoncions le rapprochement entre Axis et Azur Drones. Cette semaine, ce sont Parrot et WISeKey qui ont décidé de collaborer pour définir le futur du drone en matière de sécurité.

A l’origine de ce partenariat ? Un constat : les professionnels de la sécurité publique, de la défense et de l'inspection représentent une part de marché croissante des utilisateurs de drones et exigent de hauts niveaux de confidentialité, de cryptage et de sécurité lors de leurs vols.

La collaboration entre WISeKey, spécialiste mondial dans les domaines de la cybersécurité et de l’IoT, et Parrot, fabricant de drones, va donc permettre d’associer les qualités de la gamme de drones Anafi de Parrot et les technologies de cybersécurité de WISeKey du vol de l’appareil jusqu’aux infrastructures à terre, pour garantir la sécurité des vols et des données enregistrées pour les utilisateurs professionnels.

Cybersécurité de pointe

« Alors que l'utilisation des drones continue de croître de manière exponentielle dans le secteur professionnel, Parrot comprend le besoin impérieux d’avoir des normes et des capacités de cybersécurité de pointe pour assurer la protection continue des données précieuses des utilisateurs, explique Victor Vuillard, Chief Security Officer/CTO Cybersecurity chez Parrot. Notre partenariat avec WISeKey permettra de sécuriser davantage l'infrastructure de nos drones Anafi, de redéfinir la sécurité des drones modernes et d'offrir une précieuse tranquillité d'esprit à nos utilisateurs professionnels. »

Chez WISeKey, Carlos Moreira, Pdg et fondateur, se réjouit de ce partenariat et ajoute : « Les drones sont de plus en plus utilisés pour des opérations sensibles et restent donc une cible de choix pour des personnes mal intentionnées. Grâce à la puissante plate-forme de drones ANAFI, nous sommes impatients de dessiner ensemble les contours d’un avenir plus solide pour la cybersécurité des drones. »

 

Incendie. Capza acquiert Eurofeu


Publié le 22 juil. 2020 10:36:00


Le capital d’Eurofeu, un des leaders sur le marché français de la sécurité incendie, est désormais détenu majoritairement par Capza, société de capital-investissement.

Fondé en 1972 par Nicole et Michel Lahouati et basé à Senonches (Eure-et-Loire), Eurofeu produit, commercialise, installe et maintien des équipements de sécurité incendie, notamment des extincteurs, des blocs de secours ainsi que des systèmes de désenfumage et de détection d’incendie.

Premier producteur d’extincteurs français, Eurofeu emploie environ 1 000 salariés répartis entre les deux sites de production et le réseau national de 44 agences. Avec un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’euros en 2019, le groupe bénéficie d’une activité diversifiée au service d’environ 85 000 clients et maintient un parc de plus de 2,2 millions d’organes de sécurité incendie.

Nouvelle gouvernance

Cette opération s’accompagne d’une évolution de la gouvernance d’Eurofeu puisque la société accueille à cette occasion un nouveau Président, Eric Hentgès, qui conduira les prochaines étapes de développement du groupe aux côtés de Philippe de Panthou, l’actuel DG, et des principaux cadres, qui réinvestissent fortement dans l’opération. Par ailleurs, une centaine de salariés deviendront actionnaires du groupe à l’issue de l’opération.

Michel Lahouati, fondateur et actionnaire majoritaire actuel d’Eurofeu, explique : « Je suis convaincu que le partenariat noué depuis maintenant de nombreux mois entre l’équipe de management actuelle emmenée par Philippe de Panthou, Eric Hentgès et Capza permettra au groupe de franchir une nouvelle étape de son développement, tant par croissance organique que par le biais d’acquisitions ciblées. »

 

Le programme de partenariat ECO doit permettre d’améliorer l'interopérabilité et les relations commerciales avec les fournisseurs de technologies dans les secteurs de la surveillance et de l'IoT.

Le programme ECO Partner est une réponse aux défis actuels. En effet, les utilisateurs finaux exigent des solutions de plus en plus complètes pour leurs besoins. Les alliances avec des fournisseurs de technologies sont donc primordiales.

« Dahua Technology aspire à plus d'ouverture, insiste Peter Pan, directeur de l'Alliance des partenaires technologiques mondiaux de Dahua. Grâce au programme Dahua ECO, nous nous engageons à fournir à nos clients des solutions mieux intégrées et un système ECO complet au sein duquel nos partenaires ECO peuvent s'épanouir et se développer. Nous sommes plus intelligents ensemble. »

Dahua Technology a déjà accueilli 16 entreprises dans le programme, et de nombreuses autres sont en cours de traitement. Il est accessible à tous les fournisseurs de technologies ayant une relation commerciale existante ou potentielle avec Dahua. Il est gratuit et repose sur deux statuts :

  • Partenaire ECO enregistré
  • Partenaire ECO + (statut de partenaire premium).

> En savoir plus : http://depp.dahuasecurity.com

* Pour Empower, Cooperate and Open