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Fin septembre, le groupe Vitaprotech, spécialiste des solutions de sécurité, annonçait le rachat du Français Recas. Acquisition qui venait s’ajouter aux précédentes opérations de croissance externe qui ont vu le groupe dirigé par Éric Thord (notre photo) reprendre ARD, TDSi et Vauban Systems.

• PSM : Quelles sont les raisons qui ont présidé au rachat de Recas par le groupe Vitaprotech ?
Eric Thord : Nous avons la volonté de nous développer sur le marché de la vidéosurveillance dans le cloud et de constituer, au sein du groupe, un pôle dédié à ce type de solutions. Recas répond pleinement à cette ambition : positionner le groupe Vitaprotech comme un offreur de technologies Full Web afin de proposer des services de sécurité dans le cloud. Dans nos métiers, on a de plus en plus recours à de l’IA, à de l’analyse vidéo appliquée à la reconnaissance faciale ou d’objets… Et, sur ce type de technologies, Recas peut faire valoir un réel savoir-faire puisqu’il propose des solutions très avancées d’analyse en temps réel ou d’élucidation. Vitaprotech est organisé autour de deux pôles : PIDS (Perimeter Intrusion Detection Systems) et Access. Les nouvelles technologies de Recas ne sont pas utilisées que dans la vidéosurveillance. Elles sont de plus en plus présentes dans le contrôle d’accès et l’intrusion. Et nous croyons fermement, chez Vitaprotech, que le Deep Learning sera un bon levier pour lancer de nouvelles offres dans nos métiers de la sécurité.

• PSM : Le marché de la vidéosurveillance est très concurrentiel. Quelle est la bonne stratégie pour y entrer ?
Eric Thord : On ne peut plus aujourd’hui approcher les métiers de la vidéosurveillance par le biais des matériels, le hardware. Il est trusté par des géants chinois avec lesquels on ne peut pas lutter, ne serait-ce qu’en matière tarifaire. Le meilleur moyen est, selon nous, de concevoir une sécurité assistée par la vidéosurveillance « as a service » et donc de développer une offre de services, d’outils à forte valeur ajoutée. L’enjeu de la vidéosurveillance ne se situe pas au niveau des caméras, mais au niveau de l’écosystème sécurité dans lequel s’inscrit la caméra. Tout l’enjeu, grâce à l’IA par exemple, est de développer une solution qui permettra d’unifier les différents métiers de l’écosystème de la sécurité : contrôle d’accès, intrusion, détection, vidéo… via une plateforme unifiée, assez similaire à un VMS ou un hyperviseur. C’est ce vers quoi nous voulons tendre et l’acquisition de Recas devrait nous y aider.

• PSM : Il y a environ un an, lors d’un précédent entretien, Vitaprotech affichait de fortes ambitions, notamment en matière de croissance du chiffre d’affaires du groupe. Sont-elles toujours d’actualité ?
Eric Thord : Nous voulons toujours atteindre un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2024. C’est d’autant plus envisageable que malgré la crise du Coronavirus, qui a certes, et comme pour beaucoup, provoqué un fléchissement de notre activité, nous avons très vite renoué avec des résultats similaires à ceux de 2019 pour les mois de septembre et d’octobre. Outre cet aspect financier de la crise, nous avons aussi su accompagner nos partenaires – fournisseurs et intégrateurs – pour les aider à franchir le cap en leur accordant certaines facilités en matière de paiement et faisant nous-mêmes des efforts pour payer le plus vite possible nos fournisseurs afin de ne pas les fragiliser encore plus.

 

Le Sytral* a donc choisi Genetec pour superviser les 1 900 caméras de surveillance des 42 stations du métro lyonnais, ainsi que les 576 caméras embarquées dans les rames de la ligne D.
Le tour de force de ce projet est d'avoir réussi à déployer des caméras à bord des 36 rames de la ligne D, entièrement automatisée. Elles permettent au poste de commandement Sécurité (PCS), relié à la police, et au Poste de Commandes Centralisées (PCC), responsable du trafic, de réagir en temps réel aux événements, en accédant au flux live ou au flux de relecture à la demande.
« Nous équiperons à terme toutes les lignes. Nous avons commencé par la ligne D car c'est actuellement la seule ligne automatisée, nécessitant ainsi plus de visibilité pour assurer la sécurité des voyageurs. Douze caméras intérieures permettent de mieux analyser la situation quand un usager appelle depuis une voiture. Et quatre caméras extérieures permettent de lever les doutes quand une alarme se déclenche, pour indiquer la présence probable d'un obstacle sur les voies », explique Jean-Baptiste Badet, le responsable au Sytral en charge des énergies électriques et des équipements liés aux mouvements de voyageurs.

Plateforme numérique

Comprenant quatre lignes de métro et deux funiculaires, le réseau métro du Sytral a été mis en service en 1978. L'amélioration de la sécurité étant une exigence constante des pouvoirs publics locaux. Ainsi, le réseau est passé en 2013 d'un système analogique à une plateforme numérique. Restait que si les équipes pouvaient suivre les usagers dans les stations, elles les perdaient dès qu'ils montaient dans les rames. L'équipe de Jean-Baptiste Badet imagine dès lors un système pour étendre le réseau de vidéosurveillance jusque dans les rames.
« Nous avons dû faire beaucoup d'ingénierie. D'une part pour placer nos caméras intérieures sans que leur angle de vision soit gêné par la disposition latérale des banquettes. Et, d'autre part, pour mettre au point un système qui envoie les images par radio, à des paires d'antennes directionnelles disposées tous les 250 mètres le long des voies », poursuit Jean-Baptiste Badet.

576 caméras

Le système permet aux 36 rames composées de deux voitures embarquant chacune huit caméras - soit 576 caméras en tout - d'envoyer 25 images par seconde à 50 Mbit/s, même lorsque la rame se déplace à 75 km/h.
Un nouvel appel d'offres est lancé fin 2016 pour centraliser ces nouveaux flux vers les PCS et PCC. La solution déployée a fait évoluer l'architecture existante pour fédérer les 36 rames de métro de la ligne D et le système en charge des 42 stations de métro, dont les flux vidéo sont reliés aux serveurs Genetec. Le partenaire Genetec (lien2), Roiret Transport (lien2) a utilisé le SDK de Genetec Security Center pour unifier ces données opérationnelles et de géolocalisation des rames au sein d'une interface commune aux PCS et PCC et répondre ainsi efficacement au besoin à la fois de la régularisation de trafic métro et de la sécurité des voyageurs.

La vidéosurveillance depuis les rames de la ligne D du métro lyonnais est opérationnelle depuis 2018. Jean-Baptiste Badet en est pleinement satisfait : « Grâce à elle, le PCS a pu intervenir à temps pour empêcher des incidents. Quant au PCC, il bénéficie à présent d'une solution sur mesure qui lui permet d'inspecter les voies à distance. Auparavant, ils devaient envoyer des équipes en personne à intervalles réguliers, ce qui était très chronophage et aléatoire. »
« Ce projet a permis au Sytral d'obtenir une vision plus globale et en temps réel de ses opérations et de la sécurité des passagers, partageant données et flux vidéo entre les différents acteurs et avec les forces de l'ordre au besoin, afin de rendre les transports publics plus sûrs pour tous », ajoute Matthieu Seys, business development manager Europe Intelligent Transportation Solutions chez Genetec.

Le Sytral ne compte pas en rester là. En attendant que la ligne B soit à son tour automatisée et bénéficie des mêmes équipements que la ligne D, les rames de la ligne C devraient bientôt se voir équipées à leur tour de caméras, pour que les conducteurs suivent mieux la montée des usagers et s'assurent qu'il n'y ait aucun danger lors de la fermeture des portes.

* Syndicat mixte des Transports pour le Rhône et l'Agglomération Lyonnaise.

 

Incendie. Odice rejoint l’Allemand SVT


Publié le 17 nov. 2020 22:00:59


Fondée en 1983 Odice est l’un des principaux fabricants français de produits de protection incendie et un des leaders du marché des joints intumescents et de l’isolation thermique matériaux, notamment pour les portes coupe-feu. Dirigé par Christophe Guidez, son PDG, Odice possède également Securo, spécialiste des solutions de protection passive contre les incendies pour façades ventilées, basé à Verdal, en Norvège, et dirigé par Frode Resve.

Grâce à ce rapprochement, SVT et Odice vont donner naissance à un fabricant qui pourra se positionner comme un des leaders sur ses marchés, grâce à un des portefeuilles les plus complets d’Europe. Le groupe combiné emploie désormais plus de 870 salariés – dans plus de 60 pays – et génère un chiffre d’affaires d’environ 200 millions d’euros.

Commentant l’opération, Christophe Guidez, PDG d’Odice, a déclaré : « Je suis convaincu que SVT est le partenaire idéal pour Odice. Trouver une nouvelle maison avec une perspective stratégique commune à long terme était très important pour nous. »
De son côté, Steffen Gerdau, PDG de SVT, ajoute : « Nous voyons un énorme potentiel dans le combinaison de SVT et Odice. […] Ensemble, nous pouvons offrir un portefeuille de produits encore plus large ainsi qu’un accès à un savoir-faire élargi en R&D et aspects techniques à nos clients nationaux et internationaux. »

 

Contrôle d’accès. Crossrail choisit Locken


Publié le 17 nov. 2020 21:57:20


Le spécialiste du contrôle d’accès, filiale du groupe Iseo, a signé un contrat avec Crossrail pour équiper la nouvelle ligne « Elizabeth line ». Cette ligne s'étend sur plus de 60 miles et traverse le centre de Londres par un tunnel de 13 miles (21 km) de long de Reading et Heathrow à l'ouest jusqu'à Shenfield et Abbey Wood à l'est.

La solution Locken, qui inclut la clé électronique à induction Iseo, a été retenue pour sa simplicité, sa pérennité et sa fiabilité. Insensible à l'humidité et conforme aux normes de résistance à l’effraction les plus exigeantes. La solution convient parfaitement aux différentes configurations d’accès présentes sur l'ensemble de la nouvelle ligne.

 

Tous les 2 ans, les Trophées Expoprotection récompensent les innovations en sécurité électronique et de lutte contre l’incendie. Cette année, malgré le report du salon, les membres du jury ont distingué quatre produits que vous auriez pu découvrir à Paris, dans les allées d’Exproprotection.  

• Trophée d’or : Lith-Ex, une gamme d’extincteurs efficace sur les feux de batteries Lithium-Ion d’Eurofeu
L’additif naturel AVD permet une double action sur les batteries lithium-ion. L’eau de l’additif refroidit la batterie pour lutter contre l’emballement thermique tandis que la vermiculite forme une barrière contre l’oxygène et contre la propagation aux autres cellules de la batterie.

• Trophée d’argent : SmartVOX, avertisseur vocal connecté et intelligent
SmartVOX d’ae&t est un avertisseur vocal et lumineux de forte puissance, autonome et connecté qui diffuse des messages vocaux pré-enregistrés, tels que des alertes, des consignes d’évacuation ou des recommandations sanitaires. Utilisable en intérieur et en extérieur, il convient pour les PPMS, POI, PSE.

• Trophée de bronze : Cylindre électronique Neo de Salto Systems
Design et fiable, le cylindre Neo est un cylindre électronique sans clé, compact, intelligent et sans câblage. Il est équipé des toutes dernières technologies pour sécuriser et une gérer intelligemment les bâtiments.

• Mention spéciale : Hoverseen, drones automatiques pour la sécurité et l’inspection des sites industriels
Les drones Hoverseen réalisent des missions automatiques en suivant des plans de vol intégrés au système. Ils diffusent les flux vidéo HD en temps réel, qui sont disponibles en 4K a posteriori. En fin de mission les drones retournent à leur base où ils se rechargent seuls pour un nouveau vol.