AG du CDSE
Le Cercle des Directions de la Sécurité des Entreprises (CDSE) a tenu son assemblée générale annuelle le 24 juin dernier, au siège du groupe Veolia, en présence d’intervenants de premier plan dont Antoine Frérot, président du conseil d’administration de Veolia, Fabrice Gardon, directeur de la conformité, de la sûreté et de la cybersécurité, ainsi que Patrice Faure, préfet de Police de Paris. Cette édition 2026 a été marquée par trois temps forts : le renouvellement du conseil d’administration, l’élection de Pierre Liot de Nortbécourt (notre photo) à la présidence de la commission « Intelligence économique », et un échange approfondi sur la valeur économique de la sûreté.
Le conseil d’administration du CDSE a ainsi été partiellement renouvelé avec l’entrée de deux nouveaux administrateurs, Sébastien Duquenne, pour la société d’exploitation de la tour Eiffel, et Jean-Louis Kibort, pour le groupe L’Oréal. Quatre administrateurs ont également été réélus : Alain Belleface, Franck Chaix, Serge Collignon et Muriel Sobry. Les membres du CDSE ont par ailleurs renouvelé leur confiance à Cédric Lewandowski, reconduit pour un second mandat de président pour une durée de trois ans. Le conseil d’administration rassemble désormais douze administrateurs issus de grands groupes français, témoignant du poids croissant des enjeux de sûreté dans la gouvernance des entreprises.
Pas un simple centre de coûts
Au-delà des aspects statutaires, l’assemblée générale a mis en avant une réflexion structurante : la sûreté ne doit plus être considérée comme un simple centre de coûts, mais comme un levier de performance et de résilience. Le CDSE a ainsi présenté une boîte à outils consacrée à la valeur économique de la sûreté, prolongeant les travaux engagés depuis plusieurs années sur la fonction sûreté dans l’entreprise. L’idée centrale est claire : dans un contexte de recompositions géopolitiques, d’hybridation des menaces et de contraintes réglementaires renforcées, une direction sûreté mature contribue directement à la continuité d’activité, à la maîtrise des risques et à la protection de la valeur.
Cette valeur se décline en dix dimensions : intégration de la sûreté dès la conception des projets, réduction des coûts liés à la non-conformité, limitation de la sinistralité, valorisation des coûts évités, optimisation des assurances, internalisation de certaines missions critiques, protection de la valeur boursière et extra-financière, avantage concurrentiel dans les appels d’offres, soutien à la marque employeur et capacité à opérer dans des zones à risques. À travers cette approche, le CDSE rappelle que la sûreté participe pleinement à la stratégie d’entreprise et à sa capacité à se développer dans un environnement instable.




